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Fontanel

RUE FONTANEL : PROJET D’UN NOUVEL IMMEUBLE

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  • Mars 2015

Un groupe d’une dizaine d’habitants et de propriétaires riverains du secteur rue Ancienne – rue Fontanel adressent un courrier à la Ville de Carouge dans lequel ils s’inquiètent d’un projet de construction présenté par un nouvel acquéreur qui cherche à réaliser un immeuble d’un gabarit de trois étages formant au surplus retour en second front en empiétant dans les cours et jardins actuels.

 

  • Mai 2015

Le groupe concerné est reçu à la mairie de Carouge.

 

  • Septembre 2015

Un rapport est établi qui précise la situation. Sont précisées en particulier les dispositions du plan de site en vigueur :

 

Lors des discussions qui ont précédé la mise en place du plan de site adopté par le Conseil d’Etat le 21 juillet 1982, à la demande expresse du Conseiller administratif en charge des travaux de l’époque, Monsieur Jean Montessuit, il avait été prévu d’indiquer à l’emplacement des garages existants un gabarit de hauteur des constructions de 2 étages sur rez-de-chaussée. L’idée qui prévalait à l’époque était de tirer parti en relation avec l’école Jacques-Dalphin d’un programme à vocation sociale ou scolaire.

La silhouette du bâtiment qui pourrait être potentiellement édifié à cet emplacement est fixée sur le plan no 27388 :

 

Afin de ne pas créer un volume de dimensions excessives à cet emplacement (raccord au volume existant) d’une part et par souci de recherche d’harmonisation des hauteurs de gabarit existant dans l’alignement de la rue Ancienne d’autre part, le propriétaire de la parcelle no 1318 (Huggenberger) doit en cas de valorisation de ce droit à bâtir réduire d’un niveau le gabarit de son immeuble (fixé à 2/R). Cette indication figure sur le plan no 27386 :

  • Octobre 2015

La Commission des monuments de la nature et des sites est consultée en rapport avec ce projet.

 

  • Mars 2016

Interpellée par les promoteurs et le groupe d’opposants, la mairie organise le 3 mars une séance visant à trouver un accord entre les parties.

Il s’ensuit un échange de correspondance entre le groupe de riverains et le Service des constructions de la Commune.

 

  • Mai 2016

Interpellée par les positions respectives des parties, notre Association prend position par un courrier adressé le 25 mai 2016 au Service communal compétent.

Il est précisé notamment ce qui suit :

1- Pour des raisons évidentes liées à la qualité exceptionnelle de ce site où a subsisté à ce jour un front de jardins traditionnels carougeois, nous demandons une application stricte des dispositions légales, notamment du plan de site adopté le 21 juillet 1982. Ceci concerne en particulier l’implantation et le gabarit du futur petit bâtiment qui formerait retour dans l’alignement de la rue Fontanel.

 

2.- Tout retour de bâtiment en arrière-cours, soit en prolongement du chemin vicinal existant, est à exclure et constituerait non seulement une erreur urbanistique, mais également une dérogation inacceptable. Selon la volonté du législateur, nous rappelons qu’il incombe, lors d’opérations groupées de ce type, de procéder à un assainissement des îlots et non pas à de nouveaux noyautages. La création d’un nouveau front à usage commercial en bordure de ce chemin vicinal constituerait à l’évidence une atteinte au tissu historique ainsi qu’à la typologie caractéristique à cet emplacement des bâtiments en rangées existants.

 

3.- Une excavation complète des parcelles concernées est inacceptable, en ce sens que les seuls cas où ce type d’opérations s’est présenté dans la zone protégée et dans une période récente étaient liés à des restructurations d’îlots complets. Ce qui n’est nullement le cas dans la situation d’espèce. Faut-il par ailleurs rappeler que la création d’ascenseurs à voitures en zone protégée va à l’encontre de la politique menée à l’heure actuelle par la ville de Carouge dans tout ce secteur ?

 

4.- La ville de Carouge étant propriétaire de l’un des biens-fonds concernés, elle serait aussi l’un des promoteurs d’une éventuelle opération conduite dans ce secteur. De par les missions d’intérêt public qui lui incombent, on aurait peine à comprendre qu’elle puisse être partie prenante d’un projet hypertrophié à cet emplacement.

 

 

 

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